Résumé
Cette leçon ouvre la septième et dernière unité du cours, consacrée aux autres documents et au travail en équipe. Elle explique à quoi sert l’unité : porter ce qui a été appris dans les six précédentes, appliqué à l’article et à la thèse, aux autres genres par lesquels un universitaire communique son travail (la présentation, le poster, la lettre et le curriculum vitae), au document que plusieurs auteurs écrivent en même temps et à celui qu’une revue ou une archive reçoit pour le publier ; elle présente ses quatre leçons et le fil qui les relie, de la diapositive au fichier que l’on remet ; elle précise ce qui est tenu pour acquis des unités précédentes ; elle rappelle d’où viennent les outils qu’emploie l’unité ; elle formule le problème qu’elle résout, celui d’un même contenu qui doit se présenter sous des formes différentes sans être réécrit dans chacune ; et elle montre que ces formes sont communes à la soutenance d’une thèse de chimie, au colloque de linguistique, à la candidature à une bourse et à l’article écrit par une équipe d’historiens.
Objectifs d’apprentissage
- Décrire la suite des contenus de l’unité et expliquer ce que chaque leçon apporte à la suivante.
- Reconnaître ce que l’unité tient pour acquis des précédentes et le réviser si nécessaire.
- Expliquer, sur un exemple, pourquoi un même contenu peut être composé comme article et comme diapositive en changeant la classe du document et non le balisage du texte.
- Reconnaître dans sa propre discipline les genres, les formes de collaboration et les exigences de publication que l’unité apprend à satisfaire.
Évaluation d’entrée
Avant de parcourir l’unité, il convient de mesurer le point de départ. Cette évaluation est une autoévaluation : elle n’est pas notée, et son seul but est d’orienter l’étude. Ses deux premières questions révisent ce que l’unité tient pour acquis des précédentes ; les huit suivantes portent, deux par deux et dans l’ordre, sur les quatre leçons de l’unité. Qui n’a jamais composé de présentation avec Beamer ni écrit de document avec d’autres auteurs ne doit pas s’attendre à y répondre juste : chaque réponse, juste ou non, explique le point et indique la leçon qui le traite. Les mêmes compétences sont de nouveau mesurées à la fin, dans la leçon de synthèse.
Avant de commencer l’unité, mesurez votre point de départ. C’est une autoévaluation brève : elle n’est pas notée et son résultat n’est conservé que dans votre navigateur.
Question 1Des unités précédentesDeux coauteurs d’un travail de physique écrivent les vecteurs de manières différentes : l’un avec
\mathbf{v}et l’autre avec\vec{v}. Qu’est-ce qui évite la discordance et permet de changer la notation de tout le travail en un seul endroit ?Cela sert une fois, mais chaque nouvelle occurrence écrite à la main rouvre la discordance, et le remplacement peut atteindre des usages qui n’étaient pas des vecteurs.Le moteur compose ce qui est écrit ;\mathbfet\vecproduisent des formes différentes, et aucun avertissement ne le signale.On pourrait le faire, mais redéfinir une commande standard surprend qui lit la source ; la commande personnelle, avec un nom propre, est la voie que le cours enseigne.La commande personnelle dit ce qu’est l’objet, un vecteur, et sa définition décide de son aspect ; la changer dans le préambule change toutes ses occurrences. Dans un travail à plusieurs auteurs, le préambule partagé est aussi la convention de l’équipe.À revoir : Macros et préambule personnel
Question 2Des unités précédentesUne figure d’un article a été incluse avec
\includegraphics[width=14cm]{graphique}. Copiée telle quelle dans une diapositive de Beamer, dont le cadre mesure 12,8 cm de large, que se passe-t-il ?Beamer ne change pas la largeur demandée : l’image garde ses 14 cm et déborde.Une boîte trop pleine est un avertissement, non une erreur : le document se compile et le défaut ne se voit que dans le résultat.Dans Beamer, chaque cadre est une page à part ; rien ne passe à un autre cadre faute de place.Une largeur absolue ne sait pas où elle sera employée ; une largeur relative à\linewidths’adapte à la colonne, à la page ou au cadre où on la place.À revoir : Images dans le document
Question 3Un cadre de Beamer contient une liste de trois points, avec
\pauseaprès le premier et après le deuxième. Combien de pages produit-il dans le PDF ?Le PDF n’anime pas ; Beamer simule l’apparition par des pages successives.Chaque\pauseajoute une étape à la page initiale : deux pauses donnent trois pages.Les trois pages appartiennent au même cadre et portent le même titre et le même numéro de diapositive.Une présentation en PDF n’a pas d’animations : chaque apparition est une page de plus, et le lecteur, en avançant, donne l’impression que les points apparaissent.À revoir : Présentations avec Beamer
Question 4Un cadre de Beamer contient un environnement
verbatimpour montrer un morceau de code, et la compilation s’arrête sur «File ended while scanning use of \@xverbatim». Que manque-t-il ?L’environnement existe déjà dans le noyau ; le problème est la façon dont Beamer lit le cadre qui le contient.Il doit être sur une ligne à part, et même ainsi l’erreur persiste sansfragile.Il l’admet, avec l’option adéquate sur le cadre.Beamer lit le contenu du cadre avant de le composer, et le texte littéral ne supporte pas cette lecture ;fragilefait traiter le cadre autrement, de sorte qu’il admetverbatimet\verb.À revoir : Présentations avec Beamer
Question 5Un livre se lit à environ 30 cm, et à cette distance la lettre cesse de se lire confortablement au-dessous d’environ 7 points. Quel corps minimal faut-il au texte d’un poster qui sera lu à 1,5 m ?
12 points se lisent à un demi-mètre, non à un mètre et demi ; le corps d’un poster se déduit de la distance, non des options d’une classe.Le corps dépend de la distance de lecture, non de la surface : un poster plus grand a plus de colonnes, non des lettres plus grandes.L’angle qu’occupe la lettre est proportionnel à sa taille et inversement proportionnel à la distance : la relation est linéaire.Ce que l’œil perçoit est l’angle qu’occupe la lettre, qui diminue en proportion de la distance ; d’où la règle , avec en centimètres. C’est pourquoi un poster ne se compose pas au corps d’un article.À revoir : Posters, lettres et curriculum vitae
Question 6Dans une lettre composée avec la classe
scrlttr2, où écrit-on le nom et l’adresse du destinataire ?\openingécrit la formule d’appel ; le destinataire doit déjà être déclaré avant.Cette variable contient l’adresse de l’expéditeur, non celle du destinataire.Une lettre n’a pas de titre : elle a un expéditeur, un destinataire, une date, une formule d’appel et une formule de politesse.Les données de l’expéditeur se déclarent avec\setkomavaret celles du destinataire à l’ouverture de chaque lettre ; la classe décide où va chacune, et par là la forme de la lettre.À revoir : Posters, lettres et curriculum vitae
Question 7Un projet LaTeX est conservé avec Git. Quels fichiers convient-il de versionner ?
Ce qui est généré se récupère en compilant ; le versionner n’ajoute que du bruit et des conflits.On ne récupère pas la source à partir du PDF : ce que l’on garde dans Git, c’est ce que l’on écrit.Les chapitres inclus, la base bibliographique et les images sont aussi des sources.Les fichiers générés changent à chaque compilation et sur chaque ordinateur : les versionner remplit l’historique de modifications que personne n’a faites et provoque des conflits sans contenu.À revoir : Écrire en équipe
Question 8Deux coauteurs, dans des branches distinctes de Git, corrigent la première et la troisième phrase d’un même paragraphe, écrit sur une seule ligne. Que se passe-t-il à la fusion des branches ?
Git ne distingue pas les phrases à l’intérieur d’une ligne.Git ne choisit pas entre deux modifications d’une même ligne : il la marque comme conflit et laisse la décision aux personnes.Le conflit relève de Git, non de LaTeX ; ses marques, toutefois, si on ne le résout pas, restent dans le fichier comme du texte.Git ne lit pas des phrases mais des lignes. C’est pourquoi les équipes conviennent souvent d’une phrase par ligne : le moteur la compose de même, parce qu’un simple saut de ligne est une espace, et les modifications des autres cessent de se heurter.À revoir : Écrire en équipe
Question 9Une revue distribue sa classe dans le fichier
revue.cls. L’auteur écrit\documentclass{revue}et le moteur répond « File `revue.cls' not found ». Que manque-t-il ?Une classe n’est pas un paquet : elle se charge avec\documentclass, et\usepackagechercherait unrevue.sty.La classe se nomme sans extension ; le problème est que le fichier n’est pas là où le moteur cherche.Seulement si la classe est distribuée dans TeX Live ; beaucoup de revues la fournissent comme fichier isolé.Le moteur cherche les classes dans le dossier du document et dans les arborescences de son installation ; une classe qui n’est dans aucune d’elles n’existe pas pour lui.À revoir : Modèles et publication
Question 10Pour obtenir un PDF d’archivage, de type PDF/A, on écrit
\DocumentMetadata{pdfstandard=a-2b}après\documentclass. Que se passe-t-il ?La commande n’a pas d’effet là où elle a été écrite, et le moteur le signale par une erreur.La gestion moderne du PDF est assurée par LaTeX lui-même au moyen de\DocumentMetadata; le problème est l’emplacement.Cette commande est l’exception : elle doit précéder\documentclass.\DocumentMetadataprépare la gestion du PDF avant que la classe et les paquets ne soient chargés, et c’est pourquoi elle ne peut venir après.À revoir : Modèles et publication
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