Résumé
Cette leçon enseigne à transformer un tableau ou une image en un élément numéroté que le moteur place de lui-même. Elle explique pourquoi une figure ou un tableau flotte, parce qu’il ne peut être coupé entre deux pages, et en déduit que le texte doit y renvoyer par son numéro ; elle présente les environnements figure et table, le sens de chaque spécificateur de position, la raison pour laquelle [h] devient [ht], le prix de [H] et les moyens de contenir les flottants, \clearpage et \FloatBarrier ; elle étudie la légende, avec son titre court, sa position et sa mise en forme au moyen de l’extension caption ; elle montre que babel en français écrit « Table » dans la légende et « tableaux » dans le titre de la liste, comment obtenir « Tableau » partout et pourquoi cleveref, lui, disait déjà « tableau » ; elle rappelle où va l’étiquette et découvre que caption dénonce l’étiquette mal placée ; elle compose des sous-figures et des figures indépendantes côte à côte ; elle mentionne les flottants pivotés, ceux qui occupent deux colonnes et le texte qui habille une figure ; elle résout les notes de bas de page dans les tableaux ; et elle réunit les erreurs typiques avec leurs messages du journal.
Objectifs d’apprentissage
- Expliquer pourquoi une figure ou un tableau flotte et prédire où le moteur le place selon ses spécificateurs, y compris la conversion de
[h]en[ht]. - Contenir les flottants avec
\clearpage,\FloatBarrierou[H], en pesant le prix de chaque moyen. - Composer des légendes avec numéro, titre court et mise en forme cohérente, au-dessus des tableaux et au-dessous des figures, avec l’espacement correct.
- Nommer les tableaux comme l’exige l’usage (« Tableau » plutôt que « Table ») de sorte que la légende, la liste et les renvois de cleveref concordent.
- Composer des sous-figures et des figures indépendantes côte à côte, et des notes dans un tableau, en diagnostiquant à l’aide du journal les erreurs typiques des flottants.
Pourquoi ils flottent
Une ligne de texte peut finir sur une page et la suivante commencer sur une autre ; un paragraphe se coupe sans dommage entre deux pages. Une figure ou un tableau, en revanche, est un bloc indivisible : on ne met pas la moitié d’une image au bas d’une page et l’autre moitié sur la suivante. S’il en est ainsi, quand une figure ne tient pas dans ce qui reste de la page, il n’y a que deux issues : laisser en blanc le reste de la page et mettre la figure sur la suivante, ou continuer à composer le texte et porter la figure à un endroit où elle tient. La typographie a toujours choisi la seconde, parce que les pages trouées passent pour un défaut, et LaTeX l’adopte : une figure ou un tableau écrit dans un environnement figure ou table est un flottant, que le moteur retire du fil du texte et place là où il tient, en haut de cette page ou d’une page ultérieure, en bas, ou sur une page à part.
Il s’ensuit une règle de rédaction qui n’est pas facultative. L’auteur ne sait pas où se trouvera la figure, et sa place change avec chaque paragraphe ajouté avant elle ; « la figure ci-dessous » ou « le tableau suivant » peuvent être faux dans la version finale, et le seront souvent. Le texte renvoie à un flottant par son numéro, qui garde son sens même si le flottant se déplace : « la figure 3 montre… », écrit avec l’étiquette et le renvoi de la leçon consacrée aux renvois. Pour la même raison, un flottant porte toujours une légende : c’est la légende qui lui donne son numéro.
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